Felicidad de Jean Molla…un hommage assumé à Blade Runner

Extraits

« Bonheur obligatoire : inscrit dans la Constitution, le Bonheur n’est ni un événement heureux, ni un hasard favorable, ni une chance mais un droit et un devoir pour tous les Citoyens. »

 » Dans les formes de gouvernement archaïques, les chefs d’Etat élus pour un mandat de quelques années ne disposaient pas de cette vision à long terme qui permet d’envisager un projet politique et économique cohérent.
Depuis l’instauration de la présidence à vie, l’utopie est devenue réalité. Désormais, seuls prévalent l’intérêt et le bonheur des Citoyens !  »

 

Et la jolie critique sur le site Belial.fr :

« Tout est au mieux dans notre nouvelle Grande Europe. Chaque Citoyen a le devoir d’être heureux. Le Bonheur n’est plus une illusion, mais une loi établie. Mais lorsque des parumains, êtres créés à l’image de l’homme pour le servir aveuglément, aspirent à la liberté en tuant des membres de la Sûreté, c’est que la révolte gronde. Et le Bonheur ne peut souffrir cela. On envoie alors Alexis Dekcked, agent d’élite, régler le problème. Son enquête va le mener sur des traces qu’il aurait préféré ne jamais découvrir…

C’est annoncé clairement par l’auteur : ce livre est un pur hommage à Ridley Scott, à Philip K. Dick et au fameux Blade Runner, le second l’ayant écrit, le premier réalisé.

Et on ne s’y trompe pas. Tous les éléments sont là. Une société où la fracture sociale est bien plus que des titres dans les journaux, un gouvernement pas très net aux buts inavouables, des êtres fabriqués et méprisés, et un détective sur la corde raide.

Jean Molla ajoute évidemment ses propres thématiques à l’ensemble et nous plonge dans un pur roman noir. Les faux-semblants se succèdent avec talent, maintenant un rythme haletant au fil des pages. Le côté anticipation est omniprésent avec cette société qui protège ses nantis et qui parque ses parias dans des zones de non-droit, les enclaves, qui sont en fait de faux espaces de liberté. Et surtout, on s’attache au personnage solitaire qui erre dans cet univers, un personnage qui se cherche, qui doute, un humain, finalement, qui tente de déceler les véritables traces de son destin.

Au final un roman qui se lit avec grand plaisir : une pierre de plus au magnifique édifice qu’est la collection « Scripto » des éditions Gallimard. »

Michaël ESPINOSA

 

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